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NOTRE PATOIS
 

    Beaucoup de mot employés par nos grands-parents, formellement interdits jadis à l’école, ne sont plus compris par nos enfants et oubliés, bien souvent, par ceux de notre génération. C’est regrettable!

    Bien sots ceux qui osent se moquer du patois, ce parler local qui nous rattache à notre passé.

    Quelques mots ou expressions, employés par nos voisins du pays de Bray mais aussi dans notre Vexin Normand, dans le livre de Maurice AVRIL
    Le parlé d’un village brayon au début du siècle, édition de la S.H.G.S.E.


 

     acconduire v. a. accompagner quelqu’un pour l’amener quelque part : en s’énn allant au marché, il a acconduit grand-père juque cheux nous.

    aller-retour n. m. manière plaisante de désigner une double gifle, du plat et du revers de la main. On dira aussi, plus longuement : ein va-te-laver pisein retire-toé-de-là.

    araquer v. n. s’embourber dans une fondrière. D'une façon générale, ne plus pouvoir avancer, rester en route. Aoù que c’est qu’il est co araqué? On dit aussi rester en raque. Il y a une variante : enraquer.

    arpions n. m. pl. orteils, emprunté au français populaire.

    bardouille n. f. gros ventre. S’ébardouiller v. pr. éclater et se répandre, comme feraient les boyaux d’un ventre ouvert.

    bavacher v. n. parler d’abondance, à tort et à travers, sans beaucoup réfléchir. Celui ou celle qui se comporte ainsi est un bavacheux, une bavacheuse.

    bâyer v. n. français béer, avoir la bouche ouverte le bec bâyé. Bâyeux celui qui bâ ye, mais aussi le curieux qui épie indiscrètement.

    bedon n. m. veau mâle sevré qu’on engraisse à l’herbage.

    berquer n. m. français berger. A cause de la réputation de sorcellerie qu’on a faite à cette corporation, l’expression « y a du berquer » signifie qu’il se passe une chose inexplicable, par exemple si on recherche un objet disparu sans raison apparente. « Grand berquer » peut aussi être une injure.

    béso t n. m. (fém. bésotte) terme d’affection pour un jeune enfant; généralement précédé du possessif et de petit. S’emploie aussi dans le sens de favori, chouchou : çti-là, c’est le bésot du maîte d’école.

    biau adj. et adv. en dehors de tous les sens du français beau, il y a quelques acceptions particulières faire biau à quelqu’un, c’est être aimable avec lui, lui faire bonne figure (voir laid). Paler biau à quelqu’un, c’est lui tenir des discours flatteurs, l’enjôler par de belles paroles.

    bonami n. m. fém. bonamie (au pluriel : bonamis et bonamies). On dira plaisamment d’un petit garçon qui aime jouer avec une petite fille : Lucie, c’est se petite bonamie.

    boujou n. m. français bonjour. Salutation : boujou! ça v-t-i anuit? Baiser : on attendait claquer les boujous. Dire boujou embrasser.

    bouquiner v. n. se dit du lapin mâle qui assaille sa femelle (voir bouc)

    bourrée n. f. se différencie du fagot en ce que celui-ci comporte plus de gros bois, celle-là plus de brindilles, tondures de haies par ex.

    brandouiller v. a. ou v. n. remuer quelque chose qui pend. Au sens neutre, c’est osciller.

    brognes n. f. pI. mamelles des coches (truies). Dans la portée, y a eu un petit cochon de trop, il avait pas de brogne pou téter.

    câler v. n. la forme française correspondante n’existe pas; c’est, pour une chatte, mettre bas ses petits. Il s’est produit une extension pour d’autres petits animaux : ma lapine blanche a’ vient de câler.

    calipette n. f. français dit galipette avec le même sens (cf. cangrène pour gangrène).

    cambuse n. f. terme de mépris pour une maison pauvre et mal tenue. Le sens maritime du mot, cuisine de bateau est ignoré.

    cancaner v. n. verbe imitatif pour le cri du canard. S’applique aussi, comme en français, au faiseur de ragots.

    capiau n. m. chapeau.

    cathau n. f. terme péjoratif qui s’applique à une femme de peu de vertu. C’est un ancien diminutif de Catherine.

    cat n. m. fém. catte. Le cat-houant (deux syllabes) correspond au chat-huant français.

    catouiller v. a. forme conservée du français du XVe pour chatouiller. On dit aussi, avec un sens intensif et plaisant : décatouiller.

    cauche n. f. français chausse, dans le sens de base (de chausse). J’ai rapsaudé des vieuilles cauches : j’ai reprisé de vieux bas.

    choumaque n. m. mot passé de l’allemand schumacher : cordonnier, dans le français populaire, et adopté par le patois avec un sens injurieux; généralement précédé de vieux.

    chouque n. f. français souche, avec les mêmes sens : eine chouque d’âbe; dormir comme eine chouque. Expression : i tient de la chouque, il est bien de sa famille, il a le (mauvais) caractère de ses ascendants.

    cicasse n. f. mot un peu argotique pour désigner de la mauvaise eau-de-vie.

    clâiller v. n. faire claquer son fouet d’une manière répétée et bruyante.

    coche n . f. femelle du porc. Le mot est français, mais dans le patois, il a pratiquement éliminé truie.

    confirmer v. a. se dit plaisamment pour gifler, par allusion au soufflet symbolique que donne l’évêque au confirmand.

    copiau n. m. français copeau. D’un homme très maigre; on dira qu’il est « sec comme ein copiau »

    cornaille n. f. corbeau est peu employé, cornâille couvre les deux oiseaux qui ont même aspect, à la taille près. C’est aussi le symbole de la couleur noire. D’une femme aux cheveux noirs et au teint sombre, on dira qu’elle est « noère comme eine cornâille ».On lui donnera même pour sobriquet : la Cornâille.

    croumir n. m. injure. On dit généralement vieux croumir.

    décaniller (se) v. pr. sortir du lit, lever. En français familier, le sens de décamper est plus fréquent.

    dégobiller v. n. c’est un verbe adopté du français populaire, plus poli que dégueuler.

    déhors adv. Noter l’é fermé. Même sens général qu’en français.

    déjouquer v. a. faire descendre les poules de leur « jouqueux » (perchoir), et par extension toute personne d’un lieu élevé : à çt heure qué le foin il est chargé, déjouque­toé de su la guimbarde. Peut même être employé comme verbe neutre, avec le sens de sortir du lit : allons, faignant ! déjouque, il est l’heure.

    déloqueté adj. vêtu d’habits déchirés, en loques.

    démucher (se) v. pr. sortir de sa cachette. Au jeu de cligne-muchette : tu peux te démucher, je sais aoù que t’es.

    dessaquer (se) v. pr. sortir, souvent brusquement et à l’improviste : i s’est dessaqué de derrière la haie

    desséquer v. a. et n. (souvent prononcé dess’qué) français dessécher. Comme adjectif, desséquée. S’applique à une personne extrêmement maigre : souvent précédé de grand queu : grand dess’quée què çté femme-là.

    empogner v. a. vieille prononciation française maintenue, le patois n’ayant pas évolué vers la diphtongue-oi.

    encarcaner v. a. littéralement enfermer dans un carcan. Par extension enfermer dans quelque chose ou dans une situation d’où il est difficile de se dégager.

    enraquer v. n. rester en « raque », c’est-à-dire s’embourber et ne plus pouvoir avancer. Doublet d’araquer.

    envaler v. a. français avaler.

    étrenner v. n. sens spécial et habituel, recevoir des gifles.

    faignant n. m. et adj. comme en français fainéant (fait-néant).

    fieu n. m. évolution normande du latin au cas régime filium, alors que le cas sujet filius a donné le français fils. S’il désigne la filiation : Jean c’est le fieu à Pierre (petit­fieu à la deuxième génération) c’est aussi un mot
    familier
    et parfois caressant adressé à un petit garçon.

    flatter v. a. employé de préférence à caresser : flatter un chat, flatter la joue d’un enfant.

    foireuse adj. fém. s’applique à une mauvaise herbe des jardins, qui donne la colique aux lapins. C’est la Mercuriale annuelle ou foirolle.

    fourniquer v. n. chercher en cafouillant, tripoter, à l‘occasion avoir des allures furtives ou suspectes : qui que tu fourniquais dans mn ormoère? Bien entendu, n’a rien à voir avec le français forniquer.

    gamin n. m. fém. gameine ou gamaine (prononcer gamin-ne). A comme en français le sens d’enfant.

    gâtiau n. m. forme patoise de gâteau.

    giroflée n. f. employé plaisamment dans l’expression « giroflée à cinq feuilles » assimilée aux cinq doigts de la main quand on donne une gifle.

    gobier n. m. Rien à voir avec le mot technique qui est du langage des paludiers. Ici, c’est une injure. Le « grand gobier » (il n’est jamais petit) et un sot prétentieux, qui se rengorge comme un coq. On traite du reste de
    ce nom le coq qui parade au milieu de son harem.

    gueule n. f. A le même sens qu’en français. Locution : ête de sa gueule, être gourmand, goinfre; on dit plus poliment ete ed san cô. Le gourmand se dit gueulard, et son défaut la gueulardise (ou gueulardrise par
    adjonction d’un r fantaisiste). Le gueulard n’est pas celui qui « gueule ».

    housser v. a. cingler avec une branche de houx. Cette notion étymologique s’est tôt perdue, et on peut housser avec toute autre baguette flexible. Si tu veux pas aller à l’école, je té vas housser les mollets. La baguette servant à cet usage est une houssine.

    impayable adj. très employé pour dire à quelqu’un ou bien qu’il est drôle, ou bien qu’il a un fameux toupet, ou bien qu’il est insupportable. Ma parole, t’es-t-impayable (noter la liaison).

    jerquer v. a. percher, placer en hauteur. A peu près synonyme de jouquer. Se jerquer v. pr. se percher sur quelque chose de haut, une échelle, le faîte dune maison.

    jouquer v. a. jucher, placer en hauteur : se jouquer, c’est se percher comme font les poules qui dorment sur leurs « jouqueux ».

    lenredemain n. m. au français lendemain, dont l’origine est l’en demain, on a intercalé le préfixe itératif -re, qui se justifie mal, à moins qu’il ne s’agisse d’une simple fioriture. On prononce lenr’demain. Le jour qui suit est
    le surlenredemain.

    licher v. a. ou n. l’étymologie francique comportait un i qui, on français, s’est affaibli en é : lécher. L’i s’est maintenu dans notre patois, et dans le parler populaire. On l’entend dans les deux sens de boire et d’embrasser.
    Le licheux est celui qui fait volontiers l’un ou l’autre. Dérivé : se pourlicher, ou se pourliquer.

    locher v. a. secouer, gauler les arbres fruitiers. Au sens neutre, indique l’affaissement des bajoues des gens trop gras : i loche ed graisse.

    loque n. f. comme en français, mais spécialisé dans certaines expressions, comme « loque à pavé » qui est une serpillière, et sert à « loqueter ». Au pluriel, désigne des habits, d’une façon péjorative : tu me donneras tes loques à laver.




    mâquer v. a. forme normande du français mâcher, mais l’idée de mastication n’y est pas sentie. C’est le sens péjoratif du français manger, qu’il faut entendre. On dirait mâque-bran comme Rabelais disait masche-m...
    Quand il s’agit d’une manducation humaine normale, on dit manger, comme en français. Un animal réputé noble, comme le cheval (qui a une bouche) mange.
    Un porc, comme un homme glouton qui s’empiffre, mâque. Mâquer s’emploie aussi au figuré : de celui qui a dilapidé son bien, on dira qu’il a mâqué tout le Saint-Crèpin.
    Le rhumatisant est mâqué de douleurs. Le tissu mité ainsi que le bois vermoulu sont mâqués à vers; un trou de mite est une mâqûre ed vers.
    Le pouilleux est mâqué à poux. L’homme dépravé est mâqué de vices. Celui qui bâfre comme un goinfre est un mâqueux; des voisins malveillants avaient ainsi blasonné les habitants de Gournay (Gournâyots en patois).
    Il existe un diminutif mâquillonner, qui signifie mâchonner : le gamin il a tout mâquillonné le manche ed san porte-plume.

    matineux adj. qui se lève tôt, qui arrive de bonne heure. En français matinal.

    métiger v. a. curieuse combinaison phonétique de mitiger et de métisser, avec le sens de ce dernier : il est métigé doèe et de cochon d’inde veut dire qu’on ne sait à quelle race il appartient.

    mucher v. a. ancien français musser, au sens de cacher. Dans le parler local mucher a éliminé cacher. Muchette : cachette.

    oursé adj. à forme de part. passé. Qu’on a poussé à une grande colère, à une grande indignation, ou, suivant une expression populaire, qui en a « jusque là ».

    paletot n. m. Alors qu’on français actuel, ce mot, originaire du vieil anglais, s’est spécialisé dans le sens de pardessus, dans le parler local il a le sens de veston, ce dernier mot étant peu usité : j’avais mis mon paletot
    du dimanche. Par attraction des mots en -eau, on dit quelquefois paletiot.

    pâssée n. f. Dans l’expression « passée d’août » (prononcer d’où), signifie la fête de la moisson, qui réunit autour de la table tous ceux qui, sur l’exploitation, y ont participé : c’est toujours un repas soigné.
    On dit aussi « l‘après­août » (aprèzou).

    pâtrouillard n. m. gros chausson fourré de pommes coupées en morceaux, et fait à la maison. Celui du pâtissier, beaucoup plus petit, s’appelle chausson comme en français (douillon dans d’autres régions normandes).

    patrouiller v. a. (a bref). Ne signifie pas, comme en français militaire, faire des patrouilles ou reconnaître un secteur, mais manier, tripoter. Ce peut être un objet : patrouille pas le pain.
    Ce peut être une personne; une femme que les privautés agacent dira : j’aime pas qu’o me patrouille.

    paumer (se) v. pr. défaillir. L’â long du français pâmer, où l’accent circonflexe remplace un s disparu, s’est encore allongé et a pris le son de l’o long.

    piau n. f. La forme pel en vieux français (latin pellis) a évolué en -iau comme dans tous les mots de même morphologie. Piau de lapin, ou piau tout court exprime un jugement sans indulgence sur une femme de mauvaises
    mœurs.

    plaigneux adj. et n. m. Qualifie celui qui a l’habitude de se plaindre, quelquefois à tort. D’où le dicton : vaut mieux être à la porte d’ein plaigneux que d’ein vanteux (car il est souvent plus riche).

    pognée n. f. La syllabe radicale est restée comme en vieux français, alors que dans le français moderne, poignée, elle s’est diphtonguée; il en est de même pour pognet.
    Une prononciation déjà archaïque est pougnie : i m’a déclaqué ça comme eine pougnie de sottises (pour la finale, cf. bouchie).

    polaiser (se) pr. rester à ne rien faire, en prendre à son aise. Tandis qué je m’échine, toé tu te polaises.

    pouel n. m. français poil, avec les mêmes sens.

    pouque n. f. français poche, qui est régional dans le sens de sac. Sac de toile dans lequel on ensache du grain, de la farine.

    pourliquer (se) v. pr. en français se pourlécher.

    quant (à) loc. prépositive. Tournure locale qui comporte le sens d’accompagnement, et ne paraît concerner que les personnes : veux-tu venir à quant moé? (avec moi, en même temps que moi).
    D’autres parlers normands disent « quant à moi »

    quéquette n. f. mot du vocabulaire enfantin, désignant la verge du petit garçon (cf. la bistoquette de l’Avesnois).

    queuque adj. indéfini, en français quelque.

    quier v. n. et a. A gardé, en la rendant liquide, l’initiale gutturale du latin cacare, alors que dans le français chier elle est passée à la chuintante. Le terme est grossier dans les deux parlers et banni de la bonne société.
    Mais ici on est moins regardant, et le mot est souvent employé, soit au sens physiologique, soit dans différentes expressions pittoresques. Il a eine mine comme prêt-à-quier : il est très pâle, comme quelqu’un qui a
    la colique. Qualifie une ressemblance frappante : c’est san père tout quié (plus poliment on dira : c’est san père tout récopi); et, à l’inverse : il est comme quie-carbon. i né ressem-me à personne. Quier du poève signifie échapper à la course : les gendarmes i couraient après li, mais i leux a quié du poève. Le nom correspondant est quiache : avoir la quiache, c’est avoir la diarrhée. Des quiaches ed mouques, ce sont des chiures
    de mouches.

    quitte adj. se redouble pour bien préciser qu’on ne se doit plus rien, que les comptes sont entièrement réglés, que réciproquement, on se tient quittes : comme ça, à çt heure, ej sommes quite-quitte.

    rabistoquer v. a. rafistoler, réparer tant bien que mal. Le nom est rabistocage. Ce vocable a un air de famille avec cet autre de sens inverse débistraquer.

    racconduire v. a. ramener, raccompagner quelqu’un vers son domicile. C’est Jean qui m’a racconduit en oéture.

    rac’moder v. a. français raccommoder avec escamotage de l’o (cf. quemander, quemencher, etc.).

    racoin n. m. en français recoin : les coins et les racoins.

    rasière n. f. mesure de contenance qui ne s’emploie plus que pour les pommes à cidre. Elle équivaut à cinquante litres. On fait de forts paniers, en osier ou écorcé, qui contiennent une « demi-rasière », et qui servent à
    la fois pour ramasser et mesurer les pommes : on les appelle les « paniers gris ». Il y a très longtemps que les pommes vendues aux cidreries industrielles sont payées au poids, c’est-à-dire à la tonne.

    ratata n. m. boniment insistant et ennuyeux. Tu nous embétes, avé tan ratata.

    râtiau n. m,. français râteau.

    ratourner v. a. et n. Au sens actif, comme le français retourner. Ratourner sa veste, ratourner eine pêque (gifler). I m’a fait eine peur, j’en sis tout ratourné.

    rattirer v. a. Renforcement d’attirer. Sens souvent péjoratif : rattirer quelqu’un c’est l’attirer chez soi, soit dans une intention de débauche, soit, plus honnêtement, pour l’engager à épouser une fille de la maison.

    rouillis n. m. étable à porcs. Au figuré logement extrêmement sale et en désordre. En français on dirait une bauge.

    sape n. f. nom donné à une sorte de faucille dont la lame ressemble à celle d’une petite faux montée sur un manche court.

    saquer v. a. faire sortir, extraire. Se saquer : sortir, i s’est saqué de dedans le bouâs. Synonyme : se dessaquer.

    sicasse n. f. mauvaise eau-de-vie, tord-boyau.

    tabiyer n. m. prononciation particulière de tablier.

    toriau n. m. en français taureau.

    triquée n. f. Volée de coups de bâton, dérivé de trique et du verbe triquer.

    vanteux adj. et n. m. en français vantard. Proverbe : vaut mieux ête à la porte d’ein plaigneux que d’ein vanteux; souvent le riche crie misère et le pauvre cherche à épater.

    vaque n. f. français vache. Locutions étable à vaques. Pousser des soupirs comme des pets de vaque : de profonds soupirs peu discrets. Avoir des cheveux couleur queue de vaque : blond déteint comme la touffe
    qui termine la queue des vaches, décolorée par l’urine.

    viau n. m. français veau.

    vouyou n. m. En français voyou.

 

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